Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir sur la franchise et nos enseignes
Ouvrir une franchise coûte entre 10 000 et 500 000 € selon le secteur, avec un droit d’entrée moyen de 20 000 € et un taux de royalties de 2 à 7 % du CA. Le contrat dure généralement 5 à 7 ans.
Qu’est-ce qu’une franchise ?
La franchise est un mode de développement commercial par lequel une entreprise, le franchiseur, accorde à des entrepreneurs indépendants le droit d’exploiter son concept sous sa marque, en échange d’une rémunération. Trois éléments doivent être réunis : une marque déposée, un savoir-faire éprouvé et transmissible, et une assistance permanente pendant toute la durée du contrat.
Le franchisé n’est ni salarié ni mandataire. Il crée sa société, finance son investissement, recrute ses équipes et encaisse son chiffre d’affaires. Il assume le risque de son entreprise, mais s’engage en retour à respecter le concept : assortiment, aménagement du point de vente, procédures, communication.
La contrepartie financière prend deux formes. Un droit d’entrée, versé une seule fois à la signature, qui rémunère l’accès à la marque et la formation initiale. Puis des redevances périodiques, le plus souvent exprimées en pourcentage du chiffre d’affaires hors taxes, qui financent l’assistance continue et les campagnes nationales.
Avant toute signature, le franchiseur doit remettre un document d’information précontractuelle au moins vingt jours à l’avance. Ce délai de réflexion, imposé par la loi Doubin, sert à vérifier les chiffres annoncés et à interroger des franchisés déjà installés.
Quel apport personnel faut-il pour ouvrir une franchise ?
L’apport personnel représente la part du projet financée sur vos fonds propres, par opposition à l’emprunt bancaire. Les banques attendent en général qu’il couvre 30 % de l’investissement global, parfois davantage pour un concept récent ou une activité supposant de lourds travaux.
Les montants varient donc surtout selon le budget total du projet. Comptez à partir de 10 000 € pour un concept exercé depuis son domicile ou un véhicule, 30 000 à 60 000 € pour un service de proximité avec un petit local, et souvent plus de 100 000 € pour une enseigne de restauration ou de distribution installée en centre-ville.
L’apport ne sert pas seulement à payer le droit d’entrée. Il doit aussi couvrir une part du besoin en fonds de roulement, c’est-à-dire la trésorerie qui permet de tenir les premiers mois, avant que l’activité n’atteigne son équilibre. Un plan de financement qui néglige ce poste expose à une rupture de trésorerie dès la première année.
Un apport insuffisant n’est pas rédhibitoire : le prêt d’honneur à taux zéro d’Initiative France ou du Réseau Entreprendre, la garantie Bpifrance et le microcrédit professionnel renforcent le dossier auprès de la banque.
Comment choisir la bonne franchise ?
Choisir une franchise se joue sur six critères, à examiner dans cet ordre.
1. Le secteur. Vérifiez qu’il est porteur sur votre territoire et non saturé : un concept performant à Paris peut ne pas trouver son marché dans une ville de 30 000 habitants. Regardez la dynamique du secteur sur les trois dernières années plutôt que sa taille absolue.
2. La solidité du réseau. Ancienneté, nombre d’unités ouvertes, mais surtout nombre de fermetures et de départs de franchisés. Un réseau qui ouvre 20 unités par an et en ferme 15 n’est pas en croissance.
3. Le DIP. Le Document d’Information Précontractuelle est votre meilleure source : il contient les comptes du franchiseur, la liste des franchisés et l’état du marché local. Lisez-le avec un avocat spécialisé.
4. La rentabilité réelle. Appelez au moins cinq franchisés en activité, dont un ou deux qui ont quitté le réseau. Demandez leur chiffre d’affaires, leur résultat et le temps qu’il leur a fallu pour atteindre l’équilibre.
5. L’accompagnement. Formation initiale, animateur réseau, outils, centrale d’achat, aide au financement : comparez ce qui est réellement inclus dans la redevance et ce qui est facturé en plus.
6. La compatibilité avec votre profil. Un concept exigeant en management d’équipe ne convient pas à un profil solitaire, et un métier terrain ne convient pas à un ancien cadre qui souhaite piloter depuis un bureau.
Franchise ou création d’entreprise : quels avantages ?
La franchise apporte ce qu’une création indépendante doit construire seule : un concept déjà testé, une marque connue des clients, une formation initiale, des procédures écrites, une centrale d’achat et l’appui d’un animateur de réseau. Le lancement est plus rapide et le dossier bancaire mieux accueilli, car le prêteur dispose de références chiffrées sur des points de vente comparables.
La contrepartie est double : financière, avec le droit d’entrée et les redevances, et opérationnelle, puisque le franchisé s’engage à respecter le concept. Il ne choisit pas librement son assortiment, ses fournisseurs ni son agencement, et la revente de son fonds est souvent soumise à l’agrément du franchiseur.
La création indépendante offre la liberté inverse : aucun droit d’entrée, aucune redevance, aucune contrainte de concept. Mais tout est à inventer, du positionnement aux procédures, et la notoriété se construit client par client.
Les études sectorielles créditent la franchise d’un taux de survie nettement supérieur à celui de la création isolée. Ces moyennes recouvrent des situations très diverses : la qualité du réseau choisi et la pertinence de l’emplacement pèsent davantage que le statut lui-même.
Qu’est-ce que le DIP en franchise ?
Le DIP, ou Document d’Information Précontractuelle, est imposé par la loi Doubin (article L330-3 du Code de commerce). Le franchiseur doit le remettre au candidat au minimum 20 jours avant la signature du contrat ou le versement de la moindre somme d’argent.
Ce délai n’est pas une formalité : il vous appartient et sert à consulter un avocat, un expert-comptable et les franchisés du réseau.
Ce que le DIP doit contenir :
- l’identité du franchiseur, son ancienneté et l’historique de l’entreprise ;
- les comptes annuels des deux derniers exercices ;
- la présentation du réseau : liste des franchisés, adresses, dates d’entrée, et surtout les départs survenus dans l’année (résiliations, non-renouvellements, cessions) ;
- l’état général et local du marché, avec les perspectives de développement ;
- la durée du contrat, ses conditions de renouvellement, de cession et de résiliation ;
- la nature et le montant des dépenses à engager avant l’ouverture.
Comment le lire. Le chiffre le plus révélateur est le nombre de départs rapporté au nombre total d’unités. Un taux élevé, même dans un réseau en croissance, signale une insatisfaction. Vérifiez également que les comptes du franchiseur sont bénéficiaires : un franchiseur fragile ne pourra pas tenir ses engagements d’accompagnement.
Si le DIP n’est pas remis, ou remis hors délai, le contrat de franchise peut être annulé et le franchisé indemnisé.
Combien de temps faut-il pour ouvrir une franchise ?
Comptez en général de six à dix-huit mois entre le premier contact et l’ouverture. Le calendrier dépend surtout de deux variables : la recherche d’un local et l’obtention du financement.
La phase de sélection occupe les deux à quatre premiers mois : réunions d’information, entretiens avec le franchiseur, rencontres avec des franchisés en activité, remise du document d’information précontractuelle, puis vingt jours de réflexion obligatoires avant toute signature.
Vient ensuite le montage du dossier. Business plan, recherche de financement et création de la société demandent un à trois mois. La formation initiale se déroule le plus souvent en parallèle, sur deux à six semaines selon les réseaux.
La recherche du local et les travaux constituent la partie la moins prévisible : de trois à huit mois, davantage si le projet suppose un permis de construire ou une autorisation d’exploitation commerciale. Les concepts sans point de vente physique — services à domicile, activité itinérante — permettent d’ouvrir en trois à six mois.
Un conseil : ne calez pas la date d’ouverture avant d’avoir l’accord de financement écrit et les clés du local.
Combien gagne un franchisé ?
Le franchisé ne perçoit pas un salaire mais la rémunération que dégage son entreprise. Elle dépend donc du chiffre d’affaires réalisé, de la structure de coûts du concept et du montant des redevances versées au réseau.
Les rémunérations observées se situent le plus souvent entre 30 000 et 80 000 € nets par an après la phase de démarrage. Les secteurs à forte marge ou à plusieurs points de vente permettent de dépasser 100 000 €, généralement à partir de la troisième année.
Les deux premières années sont rarement représentatives. Le temps que l’activité monte en charge, beaucoup de franchisés limitent volontairement leurs prélèvements pour préserver la trésorerie et honorer les échéances du prêt.
Un point souvent négligé : la rémunération de l’exploitant est une charge du compte de résultat. Un excédent brut d’exploitation qui paraît confortable peut ne plus rien laisser une fois déduits la rémunération du dirigeant, les charges sociales et le remboursement du capital emprunté. C’est ce solde-là qu’il faut modéliser dans le prévisionnel, pas le chiffre d’affaires.
Quelle est la durée d’un contrat de franchise ?
La durée d’un contrat de franchise est libre : aucun texte ne l’impose. En pratique, la fourchette la plus courante en France va de cinq à sept ans, avec des variantes sectorielles. La restauration rapide descend parfois à trois ans, l’immobilier et la distribution alimentaire montent à dix ans.
Le principe qui guide cette durée est l’amortissement. Elle doit permettre au franchisé de rentabiliser son investissement initial : plus les travaux et le matériel sont lourds, plus le contrat est long. Un contrat de trois ans adossé à 300 000 € d’investissement place le franchisé en position défavorable au moment du renouvellement.
Les conditions de renouvellement figurent au contrat et doivent être décrites dans le document d’information précontractuelle. Certains réseaux le prévoient par tacite reconduction, d’autres exigent un nouveau droit d’entrée, une remise à niveau du point de vente ou l’atteinte d’objectifs de chiffre d’affaires.
Deux clauses méritent une lecture attentive avant la signature : la non-concurrence après la fin du contrat, souvent limitée à un an sur la zone exploitée, et le droit de préemption du franchiseur en cas de cession du fonds.
Peut-on ouvrir une franchise sans expérience ?
Oui. La majorité des réseaux recrutent des candidats venus d’un autre métier, et certains le revendiquent : un profil sans habitudes est parfois plus facile à former aux méthodes maison qu’un professionnel installé.
Le savoir-faire technique se transmet pendant la formation initiale, qui dure de deux à six semaines selon les enseignes, en salle et en immersion dans un point de vente pilote. Elle se prolonge par un accompagnement à l’ouverture, puis par des sessions de perfectionnement tout au long du contrat.
Ce que les franchiseurs cherchent avant tout : le sens commercial, la capacité à recruter et à animer une équipe, la rigueur de gestion et la solidité du plan de financement. La motivation compte, mais elle ne remplace pas un apport suffisant.
Certaines activités font exception, quand la réglementation impose une qualification : le bâtiment demande un diplôme ou une expérience validée pour l’inscription au répertoire des métiers, la lutte antiparasitaire exige le Certibiocide, l’immobilier la carte professionnelle. Dans ces cas, le réseau accompagne l’obtention du titre ou recrute le personnel qualifié nécessaire.
Comment financer une franchise sans apport ?
Ouvrir une franchise sans le moindre apport reste très difficile : les banques financent rarement au-delà de 70 % du besoin. L’objectif réaliste est donc de reconstituer un apport, pas de s’en passer.
Le prêt d’honneur est le levier le plus efficace. Accordé à titre personnel, sans intérêt ni garantie, par Initiative France, le Réseau Entreprendre ou Bpifrance, il vient renforcer les fonds propres et déclenche en moyenne un effet de levier bancaire important. Il suppose de passer devant un comité d’agrément et de présenter un dossier solide.
D’autres dispositifs se cumulent. L’ACRE allège les charges sociales de la première année. Le maintien de l’allocation chômage ou son versement en capital par France Travail transforme un droit existant en apport. La garantie Bpifrance rassure le prêteur en couvrant une partie du risque. Le crédit-bail permet de financer véhicules et matériel sans mobiliser de trésorerie.
Une dernière piste consiste à revoir le projet plutôt que le financement : les concepts sans local commercial, exercés depuis le domicile ou un véhicule, demandent souvent moins de 25 000 € d’investissement global et restent accessibles au microcrédit professionnel.
Qu’est-ce qu’un DIP en franchise ?
Le document d’information précontractuelle est le dossier que le franchiseur doit remettre à tout candidat au minimum vingt jours avant la signature du contrat ou le versement de la moindre somme. Il découle de la loi Doubin du 31 décembre 1989, codifiée à l’article L330-3 du code de commerce.
Son contenu est fixé par l’article R330-1. On y trouve l’identité et l’ancienneté du franchiseur, l’historique de l’entreprise et du réseau, les comptes annuels des deux derniers exercices, la présentation du marché national et une étude du marché local, la liste complète des membres du réseau avec le nombre de départs de l’année écoulée et leurs motifs, la durée du contrat, ses conditions de renouvellement, de cession et de résiliation, ainsi que la nature et le montant des dépenses engagées avant l’ouverture.
Les vingt jours constituent un délai de réflexion. Ils doivent permettre de vérifier les chiffres, d’appeler des franchisés en activité choisis dans la liste et de faire relire le projet de contrat.
Un document incomplet ou remis hors délai fragilise le contrat : le franchisé peut en demander la nullité s’il démontre que son consentement en a été vicié.
Quels sont les droits d’entrée en franchise ?
Le droit d’entrée, ou redevance initiale forfaitaire, est la somme versée une seule fois à la signature. Il rémunère l’accès à la marque, la transmission du savoir-faire, la formation initiale et l’assistance à l’ouverture.
Les montants s’échelonnent de quelques milliers d’euros pour un concept de services exercé sans local, à plus de 50 000 € pour une enseigne installée de la restauration ou de la distribution. La fourchette la plus fréquente en France se situe entre 15 000 et 30 000 €.
Ce montant n’est en principe pas remboursable si le projet s’interrompt après la signature, ce qui justifie de l’engager seulement une fois le financement obtenu. Certains réseaux acceptent un paiement échelonné, ou remboursent partiellement si l’ouverture ne se fait pas de leur fait.
Le droit d’entrée ne doit jamais être confondu avec l’investissement global. Il n’en représente souvent qu’un dixième : s’y ajoutent l’aménagement du local, le matériel, l’enseigne, le stock de départ, les frais de création de société et la trésorerie de démarrage. Deux réseaux affichant le même droit d’entrée peuvent exiger des budgets totaux du simple au triple.
Comment choisir sa franchise ?
Le choix se joue sur des vérifications, pas sur une impression. Commencez par l’ancienneté du réseau et la solidité financière du franchiseur : les comptes des deux derniers exercices figurent obligatoirement dans le document d’information précontractuelle.
Regardez ensuite le rythme des départs, également communiqué dans ce document. Un réseau qui perd chaque année une part notable de ses franchisés pose une question, même s’il ouvre beaucoup. Les motifs de départ en disent plus long que le solde net d’ouvertures.
Appelez des franchisés en activité, et pas seulement ceux dont le franchiseur vous donne les coordonnées. La liste complète du réseau figure dans le document : choisissez vous-même vos interlocuteurs, privilégiez des zones comparables à la vôtre et demandez des chiffres, pas des impressions.
Examinez enfin ce que financent réellement les redevances : formation continue, animation de terrain, centrale d’achat, outils informatiques, communication nationale. Un taux élevé se justifie s’il achète des services tangibles.
Comparez au moins trois ou quatre enseignes avant de vous décider, et faites relire le contrat par un avocat spécialisé pendant le délai de réflexion.
Qu’est-ce que la loi Doubin ?
La loi Doubin est la loi n° 89-1008 du 31 décembre 1989, codifiée à l’article L330-3 du code de commerce. Elle impose à toute entreprise qui met une marque à disposition d’un partenaire, en exigeant de lui un engagement d’exclusivité ou de quasi-exclusivité, de lui remettre un document d’information précontractuelle avant la signature.
Ce document doit parvenir au candidat au moins vingt jours avant la signature du contrat ou le versement de la moindre somme. Son contenu est fixé par l’article R330-1 : identité et ancienneté du franchiseur, présentation du réseau, état général et local du marché, liste des membres avec les départs de l’année écoulée et leurs motifs, comptes annuels des deux derniers exercices, durée et conditions de renouvellement du contrat.
Le délai de vingt jours est un délai de réflexion, pas une formalité. Il sert à vérifier les chiffres, à contacter des franchisés en activité et à faire relire le projet de contrat par un avocat.
Un document incomplet, inexact ou remis trop tard peut entraîner la nullité du contrat lorsque le franchisé démontre que son consentement en a été vicié. La jurisprudence sanctionne notamment les états de marché local absents ou fantaisistes.
Quelle est la rentabilité d’une franchise ?
La rentabilité d’une franchise dépend de trois facteurs : le secteur, la qualité de l’emplacement et la structure de coûts du concept. En moyenne, un point de vente atteint son équilibre d’exploitation entre la première et la deuxième année, et rembourse son investissement initial en deux à quatre ans.
Les taux de marge varient fortement. La restauration et la distribution alimentaire travaillent avec des marges nettes faibles, souvent inférieures à 10 %, compensées par un volume élevé. Les services aux entreprises, l’immobilier et le conseil dépassent fréquemment 20 %, avec des charges fixes plus légères.
Le bon indicateur n’est pas le chiffre d’affaires mais l’excédent brut d’exploitation, une fois déduits les achats, les salaires, le loyer et les redevances. C’est lui qui mesure la capacité à rembourser l’emprunt et à rémunérer l’exploitant.
Les moyennes de réseau communiquées dans le document d’information précontractuelle sont un point de départ, pas une prévision. La seule vérification qui vaille consiste à demander leurs comptes à trois ou quatre franchisés installés depuis plus de deux ans, sur des zones comparables à la vôtre.
Quelles sont les obligations du franchiseur ?
Les obligations du franchiseur se répartissent entre ce que la loi impose et ce que le contrat prévoit.
La première est légale : remettre le document d’information précontractuelle au moins vingt jours avant la signature, conformément à l’article L330-3 du code de commerce. S’y ajoute l’obligation générale de bonne foi, qui interdit de présenter des prévisionnels manifestement irréalistes.
Viennent ensuite les trois obligations qui définissent la franchise. Mettre la marque à disposition et la défendre, ce qui suppose des dépôts à jour et une action contre les usages illicites. Transmettre un savoir-faire réellement utile, formalisé dans un manuel opératoire, et le faire évoluer avec le marché. Apporter une assistance continue : formation initiale et continue, animation de terrain, conseils techniques et commerciaux.
Le contrat peut en ajouter d’autres : exclusivité territoriale, approvisionnement à des conditions négociées, campagnes de communication nationale, mise à disposition d’outils informatiques.
Le franchiseur n’a en revanche aucune obligation de résultat. Il ne garantit ni le chiffre d’affaires ni la rentabilité, sauf engagement écrit explicite, ce qui reste exceptionnel.
Comment résilier un contrat de franchise ?
Un contrat de franchise est conclu pour une durée déterminée : il ne peut pas être rompu librement en cours d’exécution. Quatre voies de sortie existent.
La plus simple est l’arrivée du terme. Le contrat prend fin à l’échéance, sans indemnité, sous réserve de respecter le préavis de non-renouvellement prévu, souvent de trois à six mois.
La résiliation amiable suppose l’accord des deux parties et se formalise par un protocole qui règle le sort du stock, de l’enseigne, des matériels et des sommes restant dues.
La résiliation pour faute permet de rompre avant terme lorsque l’autre partie manque gravement à ses obligations : savoir-faire inexistant, assistance jamais fournie, redevances impayées. La clause résolutoire du contrat fixe la procédure, généralement une mise en demeure restée sans effet. À défaut d’accord, le juge tranche.
Deux points à anticiper avant de rompre : la clause de non-concurrence post-contractuelle, qui interdit souvent d’exercer une activité similaire sur la zone pendant un an, et les indemnités de rupture anticipée prévues au contrat. Faites analyser votre situation par un avocat spécialisé avant d’engager quoi que ce soit.
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